Dix questions à Sylvie Gobert

Sylvie Gobert est professeure et directrice du laboratoire d’Océanologie biologique à l’Université de Liège en Belgique, ainsi que directrice de recherche à la STARESO en Corse. A travers dix questions, Sylvie partage avec nous son parcours, son expérience à sa vision de l’évolution des sciences marines au cours des 30 dernières années.

Observatrice en mer à bord des navires de pêche artisanale en Corse

La demande mondiale pour les produits de la mer est en hausse continuelle et au cours des dernières années, de nombreuses ressources halieutiques ont été surexploitées, ce qui soulève des doutes quant à la viabilité à long terme de certaines pêcheries. La pêche artisanale semble être un modèle de pêche durable. Le rôle de l’observateur en mer est primordial pour la collecte des données scientifiques et représente l’intermédiaire nécessaire pour les discussions entre scientifiques et professionnelles pour la protection et la gestion des ressources marines.

Les sciences marines au féminin

C’est un fait, les inégalités entre les femmes et les hommes sont présentes dans tous les aspects de nos vie et de notre société. Longtemps écartées des professions scientifiques, en se basant sur des préjugés totalement erronés, les femmes font désormais partie intégrante de la recherche scientifique de pointe. Mais le chemin a été ardu pour obtenir ces avancées égalitaires et vous allez voir que qu’il y a encore une sacrée marge de progression pour atteindre une vraie parité dans le monde scientifique.

Plongée dans la mangrove de Guadeloupe

Bienvenue dans la mangrove de Guadeloupe pour une excursion sous-marine enchanteresse au milieu des racines de palétuviers ! La richesse de la biodiversité y est frappante et l’on comprend ainsi rapidement l’importance écologique primordiale de cet habitat. Malheureusement cet environnement idyllique est menacé par nos activités dont les impacts sont clairement visibles.

Érosion et protection de la biodiversité marine

Le nombre d’espèces marines en voie de disparition ne cesse d’augmenter tandis que le club très fermé de celle en voie de récupération compte peu de membres. Certaines de ces espèces bénéficient de l’attention du public et des gouvernements et font l’objet de mesures de protection spécifiques. D’autres restent dans l’ombre et disparaissent sans bruit. Vous allez voir que l’humanité est moteur de disparition d’espèces marines depuis de nombreuses années mais également que certaines mesures de protection sont également très anciennes. Vous vous apercevrez aussi que les motivations de protection d’une espèces sont très variées et que le bilan de nos efforts de protection est plus que mitigé.

Ne faire qu’un chez les baudroies abyssales

Nous connaissons tous les baudroies qui vivent le long de nos côtes et que nous achetons chez le poissonnier sous la dénomination de « lotte ». Leurs cousines abyssales sont beaucoup moins connues mais des découvertes récentes ont mis en lumière un mode de reproduction absolument unique. Sexe, mort, fusion, obscurité. Vous n’êtes pas dans un épisode de Game of Thrones mais bien à plusieurs milliers de mètres de fonds dans le noir total. Mais attention ! Comme vous allez le voir en lisant cet article, si vous voyez de la lumière, fuyez !