Conservation

L’ancrage et la posidonie ne font pas bon ménage

L’ancrage dans les herbiers méditerranéens formés par la posidonie, une plante marine endémique, est une cause importante de régression de cette espèce clé qui nous rend pourtant de nombreux service. Bien évidemment l’importance de l’impact est directement liée à la taille des navires qui y mouillent. Cette dégradation, désormais bien connue des gestionnaires des espaces marins en France, fait l’objet de suivis et surtout de mesures de protection pour prévenir tout impact. Malheureusement, certaines destructions sont irrémédiables à l’échelle de temps humaine et le problème de l’ancrage dans les herbiers de posidonies ne connaît pas de frontières en Méditerranée.

Les banquettes de posidonie : défenses naturelles contre l’érosion des plages

Alors que le phénomène mondial de l’érosion menace aujourd’hui la moitié des plages de disparaître, certaines zones comme la Méditerranée profite d’une protection naturelle, écologique et gratuite. Le héros de cette protection ou plutôt l’héroïne ? Posidonia oceanica, une plante sous-marine et endémique à la Méditerranée qui confère de précieux rôles écologiques, géomorphologiques et socio-économiques, sous l’eau comme sur terre. En effet, l’échouage naturel sur le rivage des feuilles mortes de ces herbiers de Posidonie permet la formation de « banquettes de Posidonie » jouant divers rôles, celui de protection et d’engraissement des plages, mais aussi de soutien à la végétalisation et à la biodiversité. Et pourtant, à défaut d’être considérées comme un atout, les banquettes de Posidonie sont souvent perçues comme une source de nuisance par les usagers et posent problèmes aux collectivités. Actuellement, la gestion des plages à Posidonie doit composer dans un contexte socio-économique et environnemental délicat, au risque de pratiques coûteuses et « non durables », mais où la sensibilisation peut jouer un rôle déterminant.

Observatrice en mer à bord des navires de pêche artisanale en Corse

La demande mondiale pour les produits de la mer est en hausse continuelle et au cours des dernières années, de nombreuses ressources halieutiques ont été surexploitées, ce qui soulève des doutes quant à la viabilité à long terme de certaines pêcheries. La pêche artisanale semble être un modèle de pêche durable. Le rôle de l’observateur en mer est primordial pour la collecte des données scientifiques et représente l’intermédiaire nécessaire pour les discussions entre scientifiques et professionnelles pour la protection et la gestion des ressources marines.

Érosion et protection de la biodiversité marine

Le nombre d’espèces marines en voie de disparition ne cesse d’augmenter tandis que le club très fermé de celle en voie de récupération compte peu de membres. Certaines de ces espèces bénéficient de l’attention du public et des gouvernements et font l’objet de mesures de protection spécifiques. D’autres restent dans l’ombre et disparaissent sans bruit. Vous allez voir que l’humanité est moteur de disparition d’espèces marines depuis de nombreuses années mais également que certaines mesures de protection sont également très anciennes. Vous vous apercevrez aussi que les motivations de protection d’une espèces sont très variées et que le bilan de nos efforts de protection est plus que mitigé.

Les récifs artificiels

Les récifs artificiels prennent de nombreuses formes selon leur utilité. Cependant, leur fonction d’agrégateur de vie marine n’est pas assurée lorsque les conditions environnementales ne s’y prêtent pas. D’autres récifs artificiels n’ont pas pour vocation première de générer une oasis de vie comme les récifs anti-chalutage, ou bien les récifs artistiques comme ceux composés de sculptures. Quelques exemples malheureux du passé nous ont également prouvé que la frontière entre récif artificiel et dépôt de déchets sous-marins est parfois mince, et que l’implantation de structures artificielles comme compensation des destructions engendrées par nos activités n’est pas une mesure suffisante.