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La course aux abysses. Quand ? Comment ? Pourquoi ?

Moins connue que la course à la Lune, la course aux abysses présente pourtant de nombreuses similitudes avec l’exploration spatiale moderne. Cet article se concentre sur l’histoire moderne de l’exploration sous-marine des abysses qui a démarré au début du XXème siècle et se poursuit encore aujourd’hui avec la récente performance des chinois dans le Pacifique. Bienvenue dans le bathyscaphe de Sea(e)scape qui descend dans le temps et dans les profondeurs des océans pour vous faire découvrir cette aventure humaine hors norme, qui n’a rien à envier à l’exploration spatiale. Vous allez vous rendre compte que, comme une grande partie de l’exploration humaine, celle-ci est principalement motivée par des raisons politiques et économiques.

Observatrice en mer à bord des navires de pêche artisanale en Corse

La demande mondiale pour les produits de la mer est en hausse continuelle et au cours des dernières années, de nombreuses ressources halieutiques ont été surexploitées, ce qui soulève des doutes quant à la viabilité à long terme de certaines pêcheries. La pêche artisanale semble être un modèle de pêche durable. Le rôle de l’observateur en mer est primordial pour la collecte des données scientifiques et représente l’intermédiaire nécessaire pour les discussions entre scientifiques et professionnelles pour la protection et la gestion des ressources marines.

Érosion et protection de la biodiversité marine

Le nombre d’espèces marines en voie de disparition ne cesse d’augmenter tandis que le club très fermé de celle en voie de récupération compte peu de membres. Certaines de ces espèces bénéficient de l’attention du public et des gouvernements et font l’objet de mesures de protection spécifiques. D’autres restent dans l’ombre et disparaissent sans bruit. Vous allez voir que l’humanité est moteur de disparition d’espèces marines depuis de nombreuses années mais également que certaines mesures de protection sont également très anciennes. Vous vous apercevrez aussi que les motivations de protection d’une espèces sont très variées et que le bilan de nos efforts de protection est plus que mitigé.

Ne faire qu’un chez les baudroies abyssales

Nous connaissons tous les baudroies qui vivent le long de nos côtes et que nous achetons chez le poissonnier sous la dénomination de « lotte ». Leurs cousines abyssales sont beaucoup moins connues mais des découvertes récentes ont mis en lumière un mode de reproduction absolument unique. Sexe, mort, fusion, obscurité. Vous n’êtes pas dans un épisode de Game of Thrones mais bien à plusieurs milliers de mètres de fonds dans le noir total. Mais attention ! Comme vous allez le voir en lisant cet article, si vous voyez de la lumière, fuyez !

Le cycle de l’eau en Corse

Le cycle de l’eau est connu de tous. Son fonctionnement est un enseignement classique de l’école primaire et un phénomène que nous pouvons observer quasiment au quotidien. C’est le principal processus d’échange entre l’océan et le milieu terrestre. Les réserves d’eaux douces mondiales sont fortement liées à ces échanges tout comme un nombre important de nos activités comme l’agriculture ou la production d’énergie électrique. Quel meilleur exemple qu’une île au relief très marqué comme la Corse pour comprendre et illustrer ce processus ? Vous allez voir que le cycle de l’eau réserve encore de belles découvertes bien qu’il soit étudié depuis toujours et qu’il est un rouage essentiel des changements globaux initiés par le réchauffement climatique.

Les récifs artificiels

Les récifs artificiels prennent de nombreuses formes selon leur utilité. Cependant, leur fonction d’agrégateur de vie marine n’est pas assurée lorsque les conditions environnementales ne s’y prêtent pas. D’autres récifs artificiels n’ont pas pour vocation première de générer une oasis de vie comme les récifs anti-chalutage, ou bien les récifs artistiques comme ceux composés de sculptures. Quelques exemples malheureux du passé nous ont également prouvé que la frontière entre récif artificiel et dépôt de déchets sous-marins est parfois mince, et que l’implantation de structures artificielles comme compensation des destructions engendrées par nos activités n’est pas une mesure suffisante.