Seiche commune (Sepia officinalis)

La seiche (peu) commune

La seiche commune porte très mal son nom ! C’est un céphalopode aux capacités de communication et de camouflage surprenantes.

Les pharmaciens l’aime bien

La seiche commune porte très mal son nom. Elle est absolument extraordinaire !

Sepia officinalis de son nom latin. Officinalis comme officine (une pharmacie). Si vous tapez son nom scientifique dans un moteur de recherche vous comprendrez vite pourquoi… Les premiers résultats ne seront pas sur la biologie et l’écologie de la bestiole mais sur les effets thérapeutiques de son encre. Cela soignerait certaines maladies cutanés (mycoses, eczéma) ainsi que les troubles digestifs. Mais son nom vient en fait de l’utilisation pharmaceutique de l’os de seiche à l’époque de sa description (1758).

Après cet aparté médical parlons plutôt de biologie. La seiche fait partie des céphalopodes. C’est à dire que ses pieds sont fixés sur sa tête. Nous parlons de tentacules chez la seiche (comme chez les pieuvres et les calmars). Elle en possède dix en tout. Huit courts et deux plus longs, ces derniers lui servant à capturer ses proies. Les bras courts lui servent à maintenir sa proie quand elle la dévore. Sur sa tête il n’y a pas que ses tentacules qui sont intéressants. Ses gros yeux sont en forme de W et lui fournissent une vision efficace, capable de repérer le moindre mouvement.

Ses super-pouvoirs

Un des super-pouvoirs de la seiche commune est sa capacité à modifier instantanément la couleur et la texture de son manteau. Cela lui permet de se camoufler, ou au contraire, de s’exposer à la vue de tous. C’est également un moyen de communication complexe pour exprimer ses émotions et les transmettre à d’autres seiches ou à d’autres protagonistes du monde marin.

Pour bouger la seiche se propulse rapidement vers l’arrière en expulsant de l’eau par son siphon. Les muscles natatoires de son manteau (la jolie jupe qui entoure son corps) lui permettent de nager lentement et de faire du surplace comme un hélicoptère.

Enfin, dernier fait marquant sur sa biologie, c’est bien évidemment son encre. La seiche est capable de projeter un nuage d’encre sécrété par un organe appelé « poche noire ». Ce jet d’encre est son ultime défense face à un prédateur. Il lui faut plusieurs semaines pour recharger ce précieux moyen de défense.

Alors qu’il est urgent de préserver les océans, l’émerveillement et la compréhension de leur fonctionnement, de la richesse de la biodiversité marine et des enjeux de conservation, la vulgarisation scientifique constitue le premier pas vers la protection de l’environnement. Dans cette optique, et cela depuis ses débuts, Sea(e)scape a pour objectif de fournir gratuitement et sans publicité des articles et des images de qualité tout en restant indépendant et objectif.

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