Sciences et photographie sous-marine

Quelques exemples d’utilisation de la photographie dans les sciences marines par des plongeurs professionnels.

Des images pour la science

La photographie subaquatique est très utilisée dans de nombreux domaines scientifiques : archéologie, biologie, écologie, géologie, biochimie, j’en passe et des meilleurs. Pour une utilisation scientifique des images, nul besoin d’être un·e grand·e artiste ou un·e grand·e technicien·ne. Il suffit le plus souvent d’avoir une photo nette, bien éclairée et de la meilleure résolution possible.

Groupe de biologistes marins. Pour les naturalistes des profondeurs l’appareil photo est un outil indispensable pour identifier et recenser la biodiversité marine.

L’un des principaux avantages de la photographie sous-marine est la possibilité d’analyser les images à posteriori pour en tirer tout un tas de données. Cela est particulièrement important car sous l’eau la moindre minute de travail est comptée. Surtout lors de plongées profondes ou dans des conditions difficiles. A noter que ce type d’images est réalisé par des plongeurs scientifiques professionnels.

Quelques exemples d’utilisation

La plus simple et la plus évidente : illustrer les travaux de recherche. Montrer le site d’étude (morphologie, habitats, conditions de visibilité), présenter le matériel utilisé en situation sous l’eau, décrire les différentes étapes d’une expérience, voir l’évolution d’une zone au cours du temps, décrire l’emplacement d’une épave sous-marine.

Illustrer une expérience est primordiale pour communiquer sur les travaux scientifiques.

Une autre utilisation évidente : recenser et identifier des espèces comme des poissons, des algues, des crustacés, des coraux et autres bryozoaires ou éponges. Pour certains types d’organismes marins (comme le requin baleine) il est même possible d’identifier des individus en photographiant des parties spécifiques de leur corps.

Un emploi moins connu du grand public est la technique du quadrat photographique. Il s’agit de disposer un cadre de longueur connue sur un substrat colonisé par la vie marine et de le prendre en photo à une distance fixe. Ensuite, les photos sont analysées à terre, souvent avec des logiciels de reconnaissance. Cela permet d’identifier les espèces et dénombrer les individus.

Le quadrat est très utilisé en biologie marine pour étudier les espèces colonisant les fonds marins.

Enfin, dernier exemple : la photogrammétrie. Cela consiste à prendre un sujet (fond marins, épave, espèce fixée) sous toutes les coutures pour ensuite en reconstituer un modèle en 3D, une carte de la profondeur et une mosaïque photo. Très pratique pour étudier les habitats marins ou une épave !

Un exemple de mosaïque photo issue de la photogrammétrie avec les fonds marins proches de la station de recherche STARESO en Corse.

Ces quatre exemples ne sont qu’un maigre aperçu de toutes les utilisations de la photographie subaquatique en sciences marines. De nouvelles techniques émergent régulièrement. De plus, l’analyse des photographies est aujourd’hui le plus souvent automatisée à l’aide de procédés numériques gavés d’intelligence artificielle.

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