Visite plongée de Plougastel, pépite sous-marine de la biodiversité bretonne

Si je vous dit « Plougastel », qu’est-ce que ce mot vous évoque ? Un des nombreux villages bretons commençant par Plou ? Les fraises ? Rien ? Pour moi, ce nom évoque mon site de plongée préféré de Bretagne. Quand je dis préféré, je ne plaisante pas ! En 2 ans, j’ai passé presque 48 heures sous l’eau à cet endroit en… 44 plongées. Pourtant, lorsqu’on arrive sur la plage pour se mettre à l’eau, ce n’est pas l’endroit le plus paradisiaque : pas de sable fin, pas de palmier ou de paysage à couper le souffle, non juste une plage banale. Mais c’est sous la surface que se cache le trésor de ce site.

Texte : Francois Vandenbosch

Photos : Francois Vandenbosch, Loic Merret et Erwan l’Her

Cet article fait suite au premier plus général sur la rade de Brest

Quatre écosystèmes

Entre 0 et 10 mètres en fonction de la marée, on trouve quatre écosystèmes différents dont le croisement permet à la biodiversité d’exploser. Tout d’abord, des rochers sur lesquels poussent de nombreuses algues. Tantôt découpés, tantôt verticaux, ils sont toujours remplis d’anfractuosités abritant de nombreux petits organismes. Ensuite, les étendues de sable marquées de rides, formées par les vagues et les courants marins. Dans ce désert de sable, on peut tomber sur de grandes prairies de zostères, refuge providentiel pour les alevins de poissons ou les juvéniles de crustacés. A l’abri sous la canopée1, ils peuvent grandir sans trop se soucier des prédateurs avant d’atteindre leur taille adulte. Un peu plus bas, à perte de vue – de plongeur – le dernier écosystème n’est pas le plus impressionnant : A première vue, on peut penser que le fond est recouvert de fragments dur et tordu, de couleur rosée. En réalité, il s’agit d’un milieu capital et protégé, le banc de maërl (à prononcer comme l’oiseau, le merle). La visibilité sur ce site est variable. Les mauvais jours, éloignez-vous d’un mètre de votre palanquée2 et vous serez perdu. Mais lorsque les conditions sont bonnes, vous verrez les herbiers 10 mètres avant de les atteindre. La visibilité dépend de la quantité de plancton et de l’intensité des pluies dont l’écoulement apporte de nombreux sédiments. Dans cet article, nous allons passer en revue les différents milieux et donner quelques exemple d’animaux que l’on peut rencontrer au fil de l’exploration. Commençons par le milieu rocheux.

La petite limacia (Limacia clavigera) se démarque pourtant bien des algues sombres dans lesquelles elle habite, mais sa petite taille (moins de 2 centimètres) la rend invisible aux plongeurs peu attentifs. Photo : François Vandenbosch.

Là où il n’y a pas de galets, les falaises finissent directement dans la mer. Le milieu rocheux se trouve donc à faible profondeur, collé au rivage. Il se retrouve même parfois émergé lors des grandes marées. Cette faible profondeur permet un éclairage important propice aux algues tel que les sargasses (Sargassum muticum), Bifurcaria bifurcata, les fucus pour les zones les moins profondes, les ulves et une quantité d’algues rouges filamenteuses qui complexifient l’habitat par leur volume important. C’est également l’endroit idéal pour la faune fixée dont les représentants des plus impressionnants sont les sabelles. Ces annélides sédentaires se fabriquent un tube en mélangeant des particules d’argiles à leur mucus. Ils déploient ensuite à leur extrémité leur panache de soies pour filtrer les particules. Ces dernières sont ensuite acheminées à la bouche par un ensemble de cils mobiles agissant comme un tapis roulant. Une fois que le bol alimentaire à traversé le système digestif du vers, les excréments se retrouvent à l’autre bout du tube dont la seule sortie se trouve à son sommet. Pour les évacuer, le ver possède tout le long de son corps un sillon copragogue3 qui guide les déjections vers le sommet du tube où elles pourront être rejetées dans l’environnement. En ouvrant bien les yeux, vous pourrez tomber sur le petit nudibranche jaune et blanc Limacea clavigera. Sur la pointe, la roche tombe dans l’eau à la verticale sur quelques mètres. Cette zone est découverte à marée basse. Le substrat est recouvert de balanes et de quelques grosses huîtres incrustées dans le granit. La zone rocheuse est aussi riche en faune mobile, notamment des étrilles, des tourteaux, des galathées, de quelques ormeaux, etc. Les gobies nageurs sont les discrets lutins de ce milieu.

La bouche du spirographe (Sabella spallanzanii), au centre des filaments, se trouve juste à côté de la sortie du sillon copragogue par lequel sont évacués les excréments. Photo : François Vandenbosch.

Les rochers cèdent leur place à une zone sableuse, parfois vaseuse en raison du limon charrié par les rivières. En pente douce, ce milieu peut paraître mort mais la vie peut se révéler à celui qui est assez observateur. De nombreux dragonets-lyre (Callionymus lyra) avancent par petits bonds. Les Marthasterias glacialis, étoiles de mer très répandue en Bretagne, parcourent avec lenteur ces étendues désertiques à la recherche de bivalves enfouis dans le sédiment. En étant attentif, on peut parfois apercevoir les siphons de ces derniers, les deux trous dans le sable étant leur seul lien avec la surface. Lorsque les trous sont plus grand, il s’agit probablement d’un terrier d’upogebie, crustacé entre une langoustine et un homard, peu connues par les profanes et novices. Plus rarement, le hasard peut nous mettre nez-à-nez avec une roussette en train de dormir, une étoile-peigne (Astropectens irregularis), le plus souvent enfouie sous une faible couche de sable, une plie, une sole ou encore une raie bouclée. La nuit, les étendues sableuses deviennent un lieu de chasse privilégié des rougets barbets qui fouillent le sédiment à l’aide de leurs barbillons.

Les galathées (Galathea strigosa) ont des couleurs vives et complémentaires. Mais pour en profiter, il faut savoir se glisser dans les crevasses les plus étroites. Les galathées sont assez farouches. Leur vivacité et leur corps aplatit leur permet de se mettre rapidement à l’abri. Photo : Erwan l’Her.
Heureusement que les coquilles des huîtres sont plus claires que le granit dans lequel elles sont incrustées. Cela permet de les voir, bien qu’elles soient recouvertes de balanes. Photo : François Vandenbosch.

Dans cette zone de sédiments meubles, on trouve à certains endroits un herbier de zostères4 (Zostera marina). Cet écosystème si important, qui est le pendant atlantique des herbiers Méditerranée de posidonie, reste un habitat fragile demandant une attention particulière en terme de protection et surtout de sensibilisation.

Etoile-peigne (Astropectens irregularis), rarement vue en dehors du sable, est une étoile de mer tout en délicatesse. Photo : François Vandenbosch.

Les mouillages permettant l’amarrage de petits bateau de plaisance sont certes propices à la vie fixée, notamment grâce aux corps-mort5 offrant un substrat sur lequel s’installer. Cependant, les chaînes labourent le substrat au gré des marées et empêchent les zostères de pousser. Les mouillages plus récents possèdent une bouée intermédiaire qui maintient la chêne inférieure tendue, l’empêchant de détériorer l’herbier. Ces solutions sont évidemment assez encourageantes. La zone côtière subit de nombreuses pressions en raison de son utilisation multiple : ancrage des bateaux de plaisanciers, pêcheurs à la ligne, dépôt de casiers par les pêcheurs professionnels, planche à voile, pêche à pied, baignade et j’en passe… Pour illustrer mes propos, je me permet de vous partager deux anecdotes de plongées.

L’étoile de mer glaciale (Marthasterias glacialis) est recouverte de piquants violet, eux même entourés de papules. Ce sont des excroissances cutanées permettant les échanges gazeux. Enfin, on peut voir des petites pinces qui sont des organes défensifs appelés pédicellaires. Photo : François Vandenbosch.
Petite roussette (Scyliorhinus canicula) se reposant dans la zone rocheuse. Photo : François Vandenbosch.

La première concerne la pêche au casier, particulièrement les casiers à seiche. La méthode est fréquemment utilisée en rade qui est un spot privilégié. Elle consiste à lâcher depuis un bateau une corde (aussi appelée « bout ») à laquelle sont attachés à intervalle régulier des casiers contenant un appât ou un morceau d’assiette (leur couleur claire va attirer les seiches femelles). Ils possèdent une ou deux entrées évasées permettant un passage à sens unique. Leur présence est signalée en surface à l’aide d’une bouée attachée à l’extrémité de la ligne. Lors d’une plongée sur le maërl, nous sommes tombés sur une de ces lignes de casier. En remontant le bout, nous avons trouvé de nombreuses seiches à l’intérieur. Certaines structures métalliques avaient servi de support de ponte pour les seiches elles-même ainsi que pour des calmars.

Casier à seiche bien rempli ! Photo : François Vandenbosch.

L’autre anecdote concerne la pêche à la ligne. Il est fréquent de voir quelques pêcheurs sur la pointe lorsque nous nous mettons à l’eau. Bien que nous essayons de faire notre possible pour éviter leurs lignes en plongée, il m’est arrivé une fois, sans le vouloir, de me faire « hameçonner ». La plongée se déroulait normalement lorsque j’ai senti que je dérivait lentement mais sûrement vers la côte. Il est possible que le ressac nous pousse dans cette direction, mais par à-coup. Une fois la surprise passée, je donne quelques coups de palmes avant que tout redevienne normal. Ce n’est qu’au moment de me déséquiper que je remarque un morceau de poisson accroché à un hameçon coincé au niveau de la robinetterie de ma bouteille… Deux réflexions me viennent instinctivement : « Heureusement que l’hameçon n’a pas percé ma combinaison étanche ! » et « j’aurais voulu voir la tête du pêcheur qui aurait ramené un gros poisson ce jour là… »

Tout cela pour dire que le littoral doit être partagée entre ses différents utilisateurs dans un respect mutuel et un respect du milieu. Sur ce dernier point, j’ai trouvé sur ce spot de plongée un nombre impressionnant de bouteilles de verre. Bien qu’elles soient constituées de la même silice que le sable qui les entourent, j’ai décider de ramasser toutes celles que je trouvais pendant une plongée et la récolte a été fructueuse. Pas moins de 17 bouteilles ! La mer n’est pas une poubelle et il est important de le rappeler. Mais revenons à nos herbiers !

Les herbiers de zostères

Parlons un peu de leur répartition. A l’Ouest de la plage, dans l’anse, protégés des courants, les herbiers forment des patches d’une dizaine de mètres de diamètre avant de suivre la pointe et de finir mélangés au maërl. A l’est, après une zone sableuse assez large, l’herbier forme une bande continue sans interruption jusqu’à la plage suivante. De tels herbiers sont fréquents en rade de Brest.

Les herbiers jouent un rôle essentiel pour le fonctionnement de l’écosystème. En plus de produire de l’oxygène et de stocker du CO2, leur structure complexe attire de nombreux alevins qui profitent de la protection offerte par le couvert végétal pour grandir à l’abri des prédateurs. C’est une véritable nurserie ! Il n’est pas rare de trouver des œufs de seiches directement accrochés sur les zostères. Au printemps et dans le courant de l’été, en raison de l’augmentation de la luminosité, l’herbier est envahi par des algues vertes filamenteuses opportunistes. L’abondance de nutriments leur permet une croissance rapide pour prendre le pas sur les autres espèces. Cependant, leur durée de vie est assez courte et ces algues disparaissent dès l’automne. Rappelons tout de même que la zostère n’est pas une algue mais bien une plante au même titre que le chêne ou la marguerite. Cela implique qu’elle peut, tout comme sa cousine de Méditerranée, développer les fleurs pour la reproduction sexuée. Bon, je vous l’annonce avant que vous soyez déçu mais il s’agit de petites fleurs vertes et discrètes, donc pas de quoi en faire un bouquet. Cependant, la reproduction asexuée par clonage est la plus courante.

La star du lieu, celui qu’on ne manque pas de photographier mais qui continue à garder une part de mystère, j’ai nommé l’hippocampe moucheté (Hippocampus guttulatus). Photo : Loïc Merret.

Mais la star du site est sans conteste l’hippocampe moucheté. Ce poisson étrange, placide et même difforme par rapport aux poissons pélagiques, éveille les passions chez l’être humain. Chevaux des mers, la rencontre avec l’un d’eux est un véritable objectif de plongée et on ne peut s’empêcher d’être fasciné par cet étrange animal. Cependant, ils savent se faire discrets. Se laissant balancer au même rythme que les zostères, il faut des yeux avertis pour éviter de passer à côté. Chez les hippocampes, c’est le mâle qui porte les petits ! A la fin du printemps, on peut voir leur ventre distendu par la poche contenant les juvéniles. Une fois libérés, ils sont indépendants et se nourrissent de plancton. Les adultes préfèrent les mysis, ces petites crevettes pélagiques nageant en groupe dans les algues. Bien que plus rare, l’espèce Hippocampus hippocampus (Hippocampe à museau court) est également présente sur le site. La différence entre les deux espèces n’est pas évidente à faire en plongée mais des photos peuvent aider.

Seiche (Sepia officinalis) à moitié enterrée dans le sable sous l’herbier. Ainsi camouflée, elle pratique la chasse à l’affût. Photo : Francois Vandenbosch.

Comme nous l’avons dit plus haut, l’herbier est très riche et on ne peut pas le limiter aux hippocampes. Lors de mes nombreuses plongées, il m’a été donne de croiser une sole et une anguille. Beaucoup plus fréquentes, les seiches et les roussettes qui chassent dans la forêt impénétrable de zostères sont accompagnées par les araignées, les étrilles, des macropodes et autres crustacés marcheurs. La nuit, il est courant d’observer les rapides calmars, lorsqu’on ne trouve pas leurs bouquets d’œufs en journée.

Ponte de seiche (Sepia officinalis) accrochée à un brin de zostère. Photo : Francois Vandenbosch.

Le maërl

Venons-en au dernier écosystème que l’on peut rencontrer à cet endroit, et pas des moindres, le banc de maërl. Le maërl est un groupe de différentes espèces d’algues rouge calcaires avec un aspect branchus (Phymatolithon calcareum), parfois sphérique (Lithophylum dentatum), qui peut faire penser au corail. Il s’agit cependant bien d’un végétal à 100% dont seule la couche la plus externe est vivante. On le rencontre recouvrant les substrats meubles à faible profondeur. Ce faisant, les cellules profitent au maximum de la lumière pour grandir et effectuer la photosynthèse. Avec une croissance annuelle très faible de l’ordre du millimètre, le maërl a été utilisé par les agriculteurs au siècle passé pour amender4 les sols. Protégé depuis, il continue cependant à faire face à d’autres menaces telle que l’explosion de crépidules, espèce invasive apportée par les eaux de ballast et dont la reproduction rapide peut étouffer les bancs de maërl.

Doris blanc à couronne d’or (Diaphorodoris alba) parmi les algues. Photo : Erwan l’Her.

Ce milieu est abondant en petit crustacés (Galathea squamifera), gastéropodes et annélides, ce qui en fait un écosystème riche où les prédateurs peuvent trouver leur bonheur. Les pêcheurs rapportent qu’il n’est pas rare de voir des bancs de dorade royale (Sparus aurata) parcourir ces étendues. C’est également un endroit parfait pour trouver une variété de nudibranches (Aplysia punctata, Doris pseudoargus, Jorunna tomentosa, Atagema gibba, etc.) ou de très nombreux œufs de raies. Ce milieu possède parfois des traces d’activités humaines plus ou moins bénéfiques : ligne de casier pour pêcher les seiches et les dorades, blocs de béton abandonnés qui hébergent des serpules et des holothuries, bouteilles de bière ou encore des entremêlât de cordes prisés par les seiches et les calmars.

Jorunna blanche (Jorunna tomentosa) se préparant à une longue journée sur le maërl. Photo : Francois Vandenbosch.
Exemple de cordage que l’on peut trouver sur le maërl et qui est recouvert de faune fixée (ici, principalement des ascidies). Photo : Francois Vandenbosch.

Il est également possible de tomber sur des sortes de chapeaux chinois grillagés et troués sur le dessus, soit individuellement posés sur le fond, soit attachés en série d’une dizaine. Il s’agit de collecteur de naissain6 utilisé dans l’ostréiculture. Et cela nous permet d’enchaîner sur le sujet des pétoncles noires (Mimachlamys varia). Ces dernières étaient très abondantes en Rade de Brest. Cependant, en raison d’une forte pression de pêche, elle s’est faite assez rare. L’écloserie du Tinduff a mené une expérience afin de voir si il était possible de la cultiver. Des collecteurs de naissain ont donc été placés non loin du site de plongée afin d’attirer des populations naturelles et de les récolter alors qu’elles mesurent moins d’un centimètre. Les collecteurs que l’on aperçoit en plongée sont très probablement perdus mais ils offrent un support à un tas d’animaux, notamment des holothuries qu’on ne rencontre qu’à cet endroit.

Illustration de collecteur à naissain utilisé dans la culture de la pétoncle noire. Photo : Francois Vandenbosch.

Le mot de la fin

Plougastel est vraiment un lieu unique, peu profond et très accessible pour tout les niveaux. Pour découvrir sa richesse, il faut réapprendre à prendre son temps et à ouvrir ses yeux, deux qualités qui vous permettront de profiter pleinement de votre plongée. Bien sûr, il n’y a pas que les petits organismes. Certains sont tombés nez-à-nez avec Randy le dauphin (voir article sur la rade de Brest), un Saint-Pierre ou un phoque pour citer quelques rencontres exceptionnelles.

La nature est à côté de chez vous. Cela a l’air trivial mais j’ai pu me rendre compte que de nombreuses personnes n’en était pas forcément conscientes. Au printemps 2019, j’ai présenté une série de photos réalisées sur ce site de plongée à l’occasion de la fête de la nature à Plougastel. Lors de la journée, de nombreuses personnes étaient étonnées de découvrir tous ces animaux parfois très colorés, d’autant plus lorsque je leur disait que ces photos avaient été prises à moins de 10 kilomètres. Nombreux étaient les visiteurs qui pensaient qu’on ne trouvait ces animaux qu’en Méditerranée. J’ai retiré deux enseignements de cette expérience : d’une part, quel que soit notre niveau, il est toujours possible de sensibiliser d’autres personnes à la conservation des écosystèmes et d’autre part, il n’est pas nécessaire de parcourir des centaines de kilomètres pour découvrir la nature.

Pour terminer, je voudrais rappeler que nous ne sommes pas les seuls à profiter des richesses de la mer. D’autres personnes ont des loisirs ou même un emploi en lien avec la mer. Il est important d’en être conscient et, au moins, de les respecter.

Glossaire

1Canopée : Couverture végétale formée par le sommet de plantes, souvent des arbres.

2Palanquée : Groupe de plongeur ayant le même parcours et les mêmes caractéristiques de profondeur et de temps.

3Sillon copragogue : sillon ventral présent chez les annélides sédentaires ayant comme fonction de guider les déjections de l’animal en dehors de son tube.

4Zostère : plante à fleur aquatique se développant à faible profondeur sur un substrat meuble dans les eaux tempérées.

5Corps-mort : Lest utilisé pour fixer une chaine et une bouée. Il s’agit couramment d’un bloc de béton.

6Naissain : groupe de juvéniles de mollusques fixés à un substrat. Terme utilisé surtout pour les espèces faisant l’objet de cultures marines.

Pour en savoir (beaucoup) plus

Les pétoncles noires : https://archimer.ifremer.fr/doc/1985/acte-6538.pdf

Les écosystèmes marins bretons : https://archimer.ifremer.fr/doc/00311/42243/41811.pdf

L’auteur

Ayant commencé la plongée à l’âge de 8 ans après avoir regardé les films de Cousteau, François Vandenbosch obtient son Master d’Océanographie (2013) à l’Université de Liège en Belgique. Il a travaillé dans le milieu de la recherche scientifique, de l’aquariologie et comme plongeur professionnel. Passionné du monde aquatique et des espèces qui le peuple, il a pour objectif de transmettre sa passion en partageant ses expériences et ses photographies.

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