biologie

L’oursin violet

L’oursin violet (Paracentrotus lividus). Derrière un aspect banal et piquant se cache une espèce qui peut avoir un rôle écologique clé. Capable de consommer de grande quantité de végétation marine benthique, cet échinoderme et aussi la proie de l’appétit des êtres humains. Sa préservation passe nécessairement par l’interdiction de sa pêche durant sa saison de reproduction.

Pêche et dauphins dans le golfe de Gascogne : la problématique des captures accidentelles

Il y a une trentaine d’années, le premier échouage important de cétacés était rapporté sur le littoral français. Depuis, de tels épisodes ont été recensés de plus en plus fréquemment et parfois accompagnés d’une mortalité inquiétante. Le dauphin commun, Delphinus delphis, est l’espèce la plus représentée dans ces échouages avec une majorité d’individus présentant des traces sur le corps potentiellement causées par les filets lors d’une capture accidentelle. Ce petit cétacé est le plus abondant le long de la façade atlantique française, mais également le plus exposé aux interactions avec les pêcheries. Depuis la fin des années 1990, les captures accidentelles de cette espèce ont majoritairement été associées à la pêche au chalut pélagique en hiver dans la zone du golfe de Gascogne. Bien que cette problématique soit de plus en plus étudiée par les scientifiques, il reste encore des zones d’ombre pour comprendre l’intégralité des interactions entre l’activité de pêche et les petits cétacés au sein de nos eaux. Le sujet confronte également l’important secteur économique que représente la pêche avec la conservation d’une espèce emblématique pour le public, menant à la mise en place de mesures de gestion à l’échelle européenne et nationale.

La prairie sous-marine géante des Bahamas

Parfois il faut laisser la prospection sous-marine à ceux qui connaissent le mieux les fonds océaniques… Dans une étude scientifique parue cette année, des requins tigre équipés de cameras et de balises GPS ont permis de connaître avec plus de précision la superficie d’une prairie sous-marine géante des Bahamas qui serait la plus étendue du monde ! Des observations supplémentaires ont été réalisées pour calculer la quantité de carbone stockée dans cet herbier géant.

La cymodocée : une autre plante marine de Méditerranée

La posidonie est la plante marine la plus connue de Méditerranée mais ce n’est pas la seule à avoir un rôle écologique important et à bénéficier d’un régime de protection renforcé. La cymodocée (Cymodocea nodosa) forme elle aussi des immenses prairies dans les zones côtières de Méditerranée. Cette plante à la croissance survitaminée est un puits de carbone bleu et constitue un habitat pour de nombreuses espèces marines. Malgré les services écosystémiques importants fournis par la cymodocée, nos connaissances concernant notamment ses aires précises de répartition, sa capacité de stockage du carbone ou encore ses interactions avec d’autres espèces de plante marine sont encore minces.

REPAIR : des solutions fondées sur la nature pour réhabiliter les herbiers de posidonie

Les herbiers de posidonie sont un des écosystèmes les plus riches de la Méditerranée, riches par leur biodiversité et les nombreux services rendus à l’être humain. Cependant, ces prairies sous-marines ont été fortement dégradées par l’ancrage des bateaux, provoquant une diminution de ces services dans certains secteurs fortement fréquentés. En parallèle d’une législation récemment renforcée pour mettre fin à cette déforestation sous-marine, de nombreux projets, tel que REPAIR (pour REstoration of anthropogenic PAtches in PosIdonia oceanica meadows en anglais), tentent de mettre en place des solutions pour restaurer les herbiers endommagés.

Dans quel état sont les récifs coralliens ?

Fin 2021 l’Initiative internationale pour les récifs coralliens (l’ICRI) publiait un rapport sur l’état des récifs coralliens et l’évolution de leur état de conservation ces 40 dernières années à l’échelle mondiale. Plusieurs millions d’observations au travers des différentes biorégions coralliennes ont notamment mis en évidence un déclin important de la surface couverte par les récifs, cette régression s’étant accentuée entre 2011 et 2019 et se poursuivant aujourd’hui.